lundi 12 novembre 2012

Le plan cul IRL.


J’suis une meuf qui a CANAL + à la demande, j’suis une meuf snob qui se plaint toujours que le cinéma c’était mieux avant. J'suis surtout une meuf qui peut à tout moment  et sur un malentendu, sélectionner « Sexe entre amis » et ouvrir un pot de Ben & Jerry cachée dans le fond de son canapé. Une vraie connasse.

I did it. Je l’ai maté du début à la fin, animée par des pulsions adolescentes pendant plus d’une heure. Mon cœur et mon cul faisaient des montagnes russes, j’ai adoré ! Enfin, c’était pas mal quoi …

Le pitch : Justin Timberlake est trop déçu en amour, et ça tombe bien parce que la meuf brune bonnasse en face aussi, elle est méga déçue.  Ils se sont tous les deux fait larguer et finissent «  par hasard » par se rencontrer. Evidemment, elle est chasseuse de tête à NYC et lui est un bloggeur brillant promu DA chez GQ (Notre quotidien, en somme.).Et comme deux bons déséquilibrés affectifs, ils décident de pratiquer du cul sans sentiment. LOGIQUE.



Là, une bonne vieille voix venue d’outre tombe vient te susurrer «  HEY OUAIS, UN PLAN CUL QUOI », et tu te souviens ...

Et plus tu te souviens, et plus « Sexe entre amis » devient une putain d’imposture sur laquelle tu écraserais bien ton pot de glace si tu n’avais pas un écran plat, et surtout si tu avais des couilles.

Evidemment, le tien n’a pas la tronche de Justin Timberlake, il n’est pas repéré par GQ, il essaie plutôt de faire face à sa condition de concepteur-rédacteur raté et n’envisage aucune évolution dans sa vie sinon, le secret espoir que le prix du café baisse à la machine cette année. Le tien a un air non chaland, il est flou, tu ne parles pas assez avec lui pour savoir quel genre de mec il est, et parfois quand tu te surprends à être dans son lit, t’as une sorte de gêne de merde du genre « Mais qu’est ce que je fous là ? ». Toi non plus hein, t’es pas la bonnasse chasseuse de tête, hypra golax,  distante mais pas trop, drôle mais pas ridicule ou encore sexy mais naturelle. Toi les paradoxes sont situés plutôt ailleurs : Célibataire endurcie mais à la recherche de l’amour, l’amour mais pas comme ça, plus comme ça ouais, pas tout à fait, pousse-le plus vers la droite, ouais non, on va pas le mettre ici, ça rend pas assez bien, décroche-le, T’AS RIEN COMPRIS PUTAIN ! Compliqué quoi.

D'où la conclusion flagrante :  nos plans cul, ça se passe pas vraiment comme dans « Sexe entre amis ». PAS DU TOUT, ALORS FAUDRAIT QU’ON ARRETE DE DEVELOPPER CHEZ NOUS DES COMPLEXES D’INFERIORITE ! BORDEL A PUTES.

PRIMO, NON EQUITE :

Nous ne partons jamais sur les mêmes bases dans les plans Q IRL. Quand lui ne veut que te ramener chez lui pour te baptiser contorsionniste chinoise ayant pour principale qualité d’avoir appris le Kama Sutra par coeur, toi tu commences à trouver que c’est un chic type et que quand même ça se passe bien au lit, que vous vous prenez pas la tête, que c’est SIMPLE.  Ouais, les meufs aiment bien dire ça avec un verre ( ou une bouteille.) dans le pif : « Tu vois, avec lui … C’est différent. Je sais pas comment l’expliquer, mais … C’EST SIMPLE. »
Dans ces cas là, la simplicité se trouve ailleurs, j’ai envie de dire.
D’ailleurs une amie avisée te dit toujours :

-       Franchement, le cul, c’est 95% du couple.

Et toi comme une gredine, t’y crois. Il ne te reste que 5% et t’es au top.

OUAIS MAIS NON. Pendant que toi tu interprètes tout comme étant des gestes passionnés d’un mec amoureux, lui continue à croire que t’es cool de pas lui prendre la tête.

Ex : Il te propose de venir faire « ça » chez lui en sortant de soirée. Fait tout à fait normal puisque vous êtes des plans Q et que techniquement, il s’avère plus pratique de copuler dans un lit ou sur un meuble Ikea quelconque mais à l’intérieur d’un appartement que sur la façade d’un immeuble Haussmannien sur les Grands Boulevards.

Interprétation féminine : Il décide enfin à m’emmener chez lui, ça veut donc dire qu’il n’a pas de copine et surtout ça veut dire que lui et moi on a passé un cap dans notre … euh, notre plan cul ? Nooon ! Notre histoire, ouais, voilà, ça devient une vraie histoire
* papillons, tournoiement de jupe, étoiles et consorts *( vomito.)

Interprétation masculine : J’ai vraiment trop bu pour penser, en même temps, elle a l’air hyper open comme meuf, et franchement j’habite à deux rues d’ici, ça m’évite la prune en scoot et la panne de l’alcoolique arrivé chez elle, ce qui anéantirait toutes mes chances de coucher ce soir. Non mais là au niveau du timing on est bon, 10 min pour arriver à la maison / 10 minutes pour faire « ça » et je pionce tranquille demain. Et si elle veut pas bouger, je demanderai à Guillaume de m’appeler pour un truc urgent.

DEUXIO : Le complexe du canard en plastique dit de la bombasse sexuelle :

Quand tu vis une relation uniquement basée sur le cul, ton cerveau assimile ça comme une sorte de « victoire » de ton physique sur ton intellect. Plein de nanas diront que c’est vraiment « trop dégueulasse », que « ça se fait pas », certes. Mais au fond, quand on gratte un peu la couche de moralité manichéenne, on se rend compte que nous les nanas, on est hyper flatté d’être un objet sexuel juste au regard sans être associé à un intellect particulier. On devient une sorte d’icône qui gomme par la même tous nos défauts, adieu complexes complexes et alambiqués. ON EST DES BOMBES !

Le cheminement du cerveau doit ressembler à ça :

Meuf : 

J’suis vraiment trop bonne, j’sens que j’ai un sex-appeal de ouf > Il peut pas résister de toutes manières, on le fait à chaque fois qu’on se voit > Entre nous c’est grave physique, y’a un truc quoi … > Je t’explique même pas comment il va me kiffer quand je vais lui prouver qu’en plus d’être le meilleur coup de sa vie, je suis une nana brillante > Il va être dingue de moi > Et puis il est si chou avec ses toc d’oreillers ;)





Mec :

C’est vrai qu’elle est bonne > Bon, ok, elle a des poils sur la nuque et du duvet sur le ventre, mais bon, on y repense que le matin quand on se réveille > Bon, elle connaît même pas Diablo, ça par contre ça craint > Et puis elle me fait penser à ma tante quand elle boit son café ( Cherche pas de logique là-dedans, y’en a pas.), et surtout quand elle prend son pied, elle a vraiment une mimique de ma mère, ça m’dégoûte un peu, et dire que je lui ai fait croire que c’était excitant pour moi de faire l’amour en maintenant un oreiller sur la tête de ma partenaire, AH AH AH.

Tout est donc une question d’équilibre. Le bipède femelle toujours enclin à croire qu’il est le centre névralgique de la génialitude et le bipède mâle répondant juste à des pulsions sans même entendre qu’au fond un petit cœur bat. ( co-con, co-con, Patrick Swayze represent.)

Attention, cette analyse peut marcher dans un sens comme dans l’autre. En aucun cas je ne rejetterais la faute sur le bipède mâle qui peut en effet, être celui qui s’enflamme pendant que madame tente désespérément de trouver l’homme idéal. Ce qui donne à peu près ça :


Terrasse de café / debrief amical / Copine à copine / Café - clope / "Ouais, ouais, y'a deux écoles, mouais."

-       Non, mais avoue que t’as des sentiments pour lui … Tu l’vois tous les jours quasi.

-       J’suis obligée, si je nique pas pendant 2 jours, je me sens plus désirable, et si je ne dégage pas un truc hypra sexuel, que je sécrète que quand je baise et qui me donne confiance en moi, bah comment veux-tu que je rencontre un mec bien ? J’suis dépressive dés que je suis pas le centre du monde de quelqu’un … Tu vois ?  ( Vous avez bien tout suivi ? )


-       C’est dégueulasse pour X … Je crois que lui il te kiffe …

-       Il baise super bien, en plus comme c’est pas du tout mon genre, je me sens super libérée,  j’suis pas dans le jugement, je suis vraiment moi quoi. Je fais des trucs que j’aurais jamais fait avec un mec que je kiffe vraiment ( Bienvenue dans la tête des femmes.) … c’est SIMPLE. ( Ouais, ne pas être soi avec quelqu’un qu’on aime c’est SIMPLE. )


Bon à a fin Justin et la bombasse se réconcilient avec l’amour et il lui organise un flash-mob dans une galerie marchande, un petit truc quoi, facile à imaginer en 1 heure avec 600 potes danseurs. On peut tous le faire, sérieux, c’est easy, ça fait plaisir et puis c’est pas comme si c’était pas réalisable.

Toi en revanche, la fin est toute autre, moins grosse production américaine, mais plus film d’auteur français, tu captes ? Moins festif quoi.

Topo : 

Tu t’es fait le maillot, tu sais que tu vas le retrouver à cette soirée, et puis vous avez diné pour la première fois ensemble hier sans coucher. C’est UN SIGNE. T’as des étoiles dans les yeux, et t’as sorti ta plus belle lingerie, maintenant tu es décidée à passer à la phase «  séduction » et de faire de ton PQR un relation suivie. Et ce soir c'est TON SOIR,  y’a une soirée où il sera là, il te l’a dit hier.

Tu arrives, tu prends un verre, tu l’aperçois, tu trépignes, il te fait un clin d’œil, il s’approche et …

-       Hey, tu es venue, c’est cool ! Je te présente Chloé. Chloé, voilà Caustic, une bonne amie.



Gênée tu analyses rapidos et tu te souviens  de Chloé. Chloé, celle grâce à qui tu as pu te payer les faveurs de ton plan cul, qui lui a brisé le cœur et était partie sans crier gare. Chloé, son amour déchu qui laisse place à ton cul tout aussi déchu.

Un peu con, tu diras « Ah la fameuse ! Enchantée ! Il m’a beaucoup parlé de toi … ! » et comme une imbécile tu vas l’embrasser comme du bon pain.

Happy fucking end ! 

dimanche 22 juillet 2012

La chasse au trésor 2.0 ou la bonne excuse pour régresser.


Je n’ai pas pour habitude de répondre par la positive aux demandes de la blogosphère. Mais l’enjeu était de taille : 2 iPad 2 certes MAIS une chasse au trésor en prime. La chasse au trésor, c’est un peu comme une madeleine de Proust vener dans mon crâne : Compétition, gain. Je trépigne instantanément. C’est comme ça,  pavlovien.  Je vous plante le décor.

Ensevelie sous un Powerpoint et un excel, en pleine révolution budgétaire préconisante, j’entends mon chat’ Facebook me faire du pied.

« Ça te tente une chasse au trésor ? Y’a 2 iPad à gagner. »


« UNE CHASSE AU TRESOR ? »

« Ouais, je te file le plan si tu veux. »

E-mail envoyé puis réponse arrivée, je suis bookée pour être compétitrice à la chasse au trésor Fanta pour le lancement de la nouvelle attraction Oziris au Parc Astérix. Je suis excitée comme une puce à l’idée de devoir débusquer indices et autres totems armée d’un binôme. Grande Fanta-isiste que je suis, je m’imagine déjà heureuse détentrice de deux superbes tablettes dernier cri que je compte bien exhiber outrageusement aux yeux de tout Paris en couinant « Je l’ai gagné en battant 1000 compétiteurs ! Ouais, je sais, c’est un peu la classe, tu veux qu’on se fasse un Draw Something ensemble à l’occas’ ? »

Jour J, levée 7h, départ à 7h30 pour une journée qui malgré la pluie battante, s’annonce être la journée de la win. J’ai à nouveau  6 ans, et je regarde tous ces gens comme étant de potentiels ennemis  en culottes courtes que je vais devoir abattre afin de récolter le butin. Ma prétention m’empêchant évidemment de penser UNE seule DEMIE seconde que nous pouvions, potentiellement perdre. Je rugis presque en arrivant au stand d’enregistrement. Bracelets scellés, indications en poche nous voilà parties à l’aventure, sapées comme deux oranges sanguines, ce qui, vous vous doutez bien, passe inaperçu aux yeux des badauds.  Mais qu’à cela ne tienne, au moment de la victoire, le t-shirt orange fera son effet, j’en suis persuadée.

Le but : Retrouver au sein du parc 7 totems, immortaliser l'instant en instagraman à tout va , et taper un sprint pour les faire valider par l’arbitre.

Lancées à toute blinde, nous ne tardons pas à trouver le premier totem, le second s’avère plus difficile mais nous croisons des Fanta-ssins bien plus en galère que nous, en proie à moult Fanta-smagories les poussant toujours aux mauvais endroits. Du beurre demi-sel pour nous ! Plus nous avancions, plus nous prenions la confiance, avec comme seule Idéfix : Ramener deux iPad à la maison.



7 totems empochés, nous nous ruons sur l’arbitre, faisant devant son stand, un ballet proche de Fanta-sia, nos Fanta-smes n’ayant jamais été aussi proches de se réaliser, l’émotion nous envahit jusqu’à nous clouer à même le sol, épuisées par la quête, avec des pieds aux allures de guirlandes de Noël.

Nous avons mis 2 heures à tout retrouver, et nous sommes toujours persuadées que PERSONNE n’a pu faire mieux. C’est donc, fières et quelques peu bancales que nous nous posons enfin pour déjeuner, établissant par la même, le programme de l’après-midi qui se résume à un mot : OZIRIS.

Oziris c’est quoi ?

C’est juste l’attraction la plus ouf que j’ai faite. Adieu Space Mountain, Indiana Jones, Oziris c’est un peu comme si tu devenais une mouette sous LSD, que tu avais greffé à tes ailes un moteur d’Aston Martin, et que tu t’amusais à faire des looping que tu n’avais pas décidé de faire à la base, une sorte de Fanta-stique panard.

Et là vous vous dites ? Et les iPad ?

Normal. Mais comme je ne voulais plus penser à cette défaite cuisante, je pensais vous endormir et passer à autre chose. Alors, on va faire ça très vite.



Avant Oziris, nous nous sommes tous réunis pour la cérémonie de remise des prix.  Dans ma tête, j’avais déjà le discours, qui donnait à peu près ça « Je ne sais pas si j’ai manqué à l’iPad 2, mais à moi l’iPad a manqué cruellement. » émotion, feux de l’amour à Cannes. Mon cœur s’emballait juste en voyant tous les perdants défiler sous mes yeux. Je les plaignais, j’avais presque envie de les poker pour leur balancer un « Lâche l’affaire, mec, tu l’as devant toi la gagnante. »

Cérémonie d’ouverture un peu Fanta-sque, on arrive aux résultats … et là, horreur et désolation, c’est une sorte de Raymond avoisinant les 65 ans, et sa petite fille de 12 ans qui raflent les objets de ma convoitise. MAIS FUCK QUOI ? Où est la logique ? Je suis surentrainée, motivée, j’ai la cuisse fière et l’œil vif, TECHNIQUEMENT, JE GAGNE NON ?   
Afin d’enfoncer le clou jusqu’à l’os, il faut que je vous avoue un truc : Nous sommes arrivées 25eme, et avons remporté un skate et un frisbee. Si quelqu’un peut me dire de quelle façon je peux les détourner pour en faire un objet du quotidien d’une femme de 30 ans, je prends !

Moralité de l’histoire : Quand t’as pas de chance, t’as pas de chance, mais Oziris, c’est quand même vachement sympa.

(*) Si vous voyez un message subliminal dans ce post, c’en est un.


mardi 10 juillet 2012

La typologie ( presque complète ) du connard.


Cette typologie du connard ne pouvant pas s’arrêter en si bon chemin, et sous la pression insoutenable d’une vile personne qui se reconnaîtra, j’ai décidé d’étoffer encore un peu la rapide analyse des US et coutumes de nos chers bipèdes mâles. Prenant par la même le risque de dévoiler toutes les stratégies pouvant donner naissance ( on sait pas ) à un type de connasse hybride : LA CONNASSE A TÊTE CHERCHEUSE.



Passons à table ! Il fait faim.



Le connard maqué ou le présumé innocent. 


On l’a tous eu celui-là, ou presque. Le connard maqué se développe avec l’âge. C’est un peu un connard basique ou tacite, un poil plus mature, qui a cru, à un moment, trouver chaussure à son pied. Y’a quelques années il organisait un apéro révélation digne d’un feu de camp à Koh Lanta où sur sa fiche il avait mis des petits cœurs autour du prénom de la dite chaussure et avait fini par « C’est elle, je le sais, je peux pas l’expliquer, mais…c’est chimique. » . Évidemment, même s’il éteignait sa torche dans le monde du célibat, ils s’étaient tous réjouis et avaient trouvé ça « vraiment bien qu’il se pose » et ce malgré le fait qu’il quittait par la même l’aventure.

Mais voilà, après des années de labeur, sans plus une noisette dudit beurre dans les épinards, il a cédé sa place de gendre parfait, pour celui de serial niqueur d’un soir, histoire de pimenter sa vie, l’effet CHILI CON CARNE. Il veut du piment ET de la viande, TU ES LA VIANDE ÉPICÉE. Le présumé innocent est prévenant, il est une pauvre victime de ses choix, il aurait vraiment voulu faire autrement, genre avoir les couilles de freiner des 4 fers quand il sentait le vent tourner au sein de son couple, mais vous comprenez, c’est compliqué. Il vous promettra sans aucune vergogne une place de choix, si vous savez faire preuve de patience, non de PATIENCE, car il s’en voudrait A MOURIR de passer à côté d’une fille comme toi. Il ne répondra pas au téléphone parce qu’il était en réunion, puis entre 18h et 20h sera parfaitement disponible mais au-delà simulera une énoooooorme fatigue subite le contraignant à aller expressément au lit … Chez lui, SEUL ( Ouais, il vous aura fait croire qu’il était une sorte de loup solitaire … AHOOOU. Fin de citation. ).


Et ce, jusqu’au jour où, naïve que vous êtes, vous vous rendrez compte que c’est devenu quasiment un trait attrayant de sa personnalité d’être toujours indisponible, de ne jamais être là pour vous et … DE NE PAS HABITER rue St Honoré mais rue St-Maur dans un T3 partagé avec « sa douce et tendre » et un mini bipède à culotte courte. Après la découverte du poteau rose, il vous suppliera d’attendre, ce que vous ferez ( Ouais, vous l’aimez quand même, c’est un peu con, je sais.) jusqu’au moment fatidique où, coincée entre votre amour propre et son amour sale, vous entendrez entre le café et la mignardise « Tu sais, je crois que toi et moi, c’est pas une bonne idée, j’suis un connard, je sais, mais j’crois que j’arriverais pas à la quitter » et il finira par « Tu vaux mieux que ça, t’es une fille super. » FIN DE L’HISTOIRE. Ah ouais, on s’en tape hein que t’ai perdu ta dignité, ta confiance en toi, et tout le bordel, démerde-toi maintenant.

Profil psychologique : Il a 35 ans, il était, fut un temps un coureur de jupons, un mec à qui tout réussissait, et un jour il a voulu se caser. C’était un petit con inoffensif, qui a connu sa douce et tendre il y a de ça 4 ans, et après une passion torride (surtout pour elle.) ils ont décidé (surtout elle.) de vivre ensemble. Ouais, il a eu du mal à l’accepter mais contraint, forcé, et pliant sous le poids du devoir sociétal, il a craqué. Il s’est installé, sans vraiment trop y croire, il a fait une croix sur ses soirées jeu sur PC ( ouais, le PC, c’est mieux pour jouer. Bande d’ignares.) , ses films de boules le soir avant d’aller se coucher, et ses multiples conquêtes pour vivre une vie remplie de routine, où les guêpières ont laissé place au pyjama troué, et où les engueulades sonnent autant que les « je t’aime » du début. Vous l’aurez compris, il n’en a pas une grosse … de personnalité. Il a évolué dans un cadre de vie où l’équation est inébranlable : 35 ans + femme = Engagement puis mariage. Il ne déroge pas à la règle, ce qui ravit ses proches qui plussoient à tout va son statut "en couple" sur Facebook en lachant du commentaire vomitif du style "Trop bien!", "Trop mimi tous les deux, des bisous" ...etc. Il vit une vie où tout est établi et suit le courant comme un saumon remontant le torrent. Il subit sa condition. Pourtant lui aussi il a des envies, il aurait peut-être voulu s’écouter, et faire autrement. Continuer à vivre sa vie de célibataire, laisser ses pots de yaourts vides et caillés près du matelas qui lui sert de lit dans ce 120m² qu’il partage avec un congénère du même type et se laisser aller au gré du vent, pouik pouik.

Son style :
Il suit les tendances teenager, il veut pas paraître le vieux con de mec maqué. Il aime les marques comme « Super Dry »,  mais si une âme charitable lui suggère une marque de mâle plus affirmé, il s’en procurera dans la seconde qui suit, conséquence directe du manque de personnalité, évidemment. Le connard maqué est donc parfaitement adaptable et tel le caméléon se glisse un peu partout.

Son origine : Pas de traçabilité, l’être humain reproduisant souvent le schéma parental, il se niche partout.

Ses proies : La connasse 2.0 maquée ou pas, la bébé connasse sans aucune vergogne puisque ça lui rappelle l’époque PC / pots de yaourt, la petite meuf bien qui arrivait avec un cœur tout neuf, mais l’essentiel est qu’il la capte sur internet, ce mode de chasse lui permettant de faire son show millimétré sans être trop inquiété par des signes extérieurs de panique … Bref, ce qui lui tombe sous la main susceptible de réveiller sa libido qui fait un gros dodo depuis deux ans.

Ses expressions : « J’suis désolée, j’vais pas pouvoir ce soir, mais demain, je t’emmène où tu veux » / « T’es habillée comment ? »/ « J’aurais préféré passer la soirée avec toi plutôt qu’être au bureau » / « On aurait dû se rencontrer avant. »/ « C’est une histoire de timing, la vie est mal foutue. »

Ses accessoires : Des promesses plein le gosier, des dîners presque parfaits, des nuits d’amour identiques, des premières fois à chaque fois. Il est maître ouvrier de France de l’homme idéal furtif ( 3 heures, grosso merdo.)


Le connard collectionneur ou le déviant fétichiste ego-trip obsessionnel.




Le DFEO est une sorte d’être humain à part. Un truc que tu peux pas très bien cerner si tu es normalement constitué. Généralement, il fait partie de ma bande de potes, mais force est de constater que bien des connasses tombent sous les balles de leur joute verbale et succombent à l’idée de savoir leur nom épinglé avec un des détails salaces sur leur morphologie, sur son tableau de chasse. Les meufs quoi, arrêtez, sérieux, c’est quoi ce délire ?




Le DFEO a décidé que la relation amoureuse était une compétition. L’amour est un jeu sur PS3 où tu dois ramasser le plus de meufs sur ton passage afin de gagner en vie. Il cumule à foison les conquêtes et a trouvé judicieux de prendre un moleskine ligné pour pouvoir les ranger par catégorie : Lettres de l’alphabet, compétences sexuelles, détails rebutants, détails attrayants, et j’en passe. Le DFEO a décidé d’envisager son pénis comme étant l’outil d’une recherche visant à élaborer une réelle analyse des comportements féminins. Il s’en sert comme arme infaillible, et pour arriver à ses fins, a mis en place un nuancier aussi conséquent que celui de Leroy Merlin constitué d’une foule de remarques stéréotypées destinées à des cibles bien précises. Souvent il se branle en admirant son tableau de chasse, un peu comme un serial killer revit ses scènes de crime, il jubile, il se flatte, il s’aime et il en est tellement fier : 467 conquêtes, dont 300 blondes, 200 95C, 150 obnubilées par la sodomie. QUEL PALMARES !

Le pire c’est qu’il n’a pas du tout à le cacher, ça lui donne une certaine prestance aux yeux de la donzelle affolée du fondement quand, en plein milieu de sa côte de bœuf saignante et pour elle, de son tartare saumon il sort « J’suis sortie avec 6 Alexandra, franchement, elles étaient toutes hyper douées en … enfin, tu vois. Il est bon ton tartare ? Je peux te piquer des frites ? ». J’ai essayé de capter le truc. Parce que tu peux pas réellement kiffer qu’un mec te dise ça, si ? Et j’en suis arrivée à la conclusion fadasse qu’on pouvait éventuellement apprécier qu’un homme qui semble faire tomber qui il veut s’intéresse à nous. Mais j’suis pas franchement convaincue. Si vous avez des pistes, éclairez-moi.

Profil psychologique :
Un peu comme le connard 2.0 décrit dans le premier volet, il manque paradoxalement de confiance en lui. Tant et tellement qu’il doit se prouver sans cesse que c’est le mec le plus bandant, le plus kiffant, le plus sexy, drôle, le CSP ++++ du mec quoi, et ce en se testant auprès de la connasse à frange, la connasse à forte poitrine, la connasse androgyne, la connasse SM, la connasse prude, la connasse mineur, la MILF… tout ce qui est pourvu de prés ou de loin d’un utérus et produisant de l’oestrogène. Il a fracassé toute possibilité de pouvoir trouver un équilibre un jour, par le simple fait de n’avoir que des relations furtives, basées sur de la poudre aux yeux et du meilleur condensé en 2 jours et que malheureusement la vie à deux s’envisage sur une base de moyen terme un peu plus long. Le quotidien l’effraie, la routine lui donne de l’eczéma, mais il a bientôt 35 ans et s’il se surprend à penser à son avenir, il est pris d’une crise de panique intempestive. Son plus gros stress est de voir son manège enchanté prendre fin et devoir, N’EN CHOISIR QU’UNE. Stupeur et tremblement. À force de jouer à plusieurs rôles, il est devenu quasiment schizophrène et peut en clin d’œil passer du mec romantique au bad boy en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. C’est, en quelque sorte, un David Copperfield mélangé à un Dexter de l’amour. Ca fait rêver, non ?

Son style : Dandy parisien, toujours à la pointe. Le petit style qui va bien quoi. Style chic mais décontracté, pointu mais pas trop, décoiffé mais coiffé, slim derbies vernies #frenchtrotters #tuvoisquoiiii

Son origine : Citadine à tendance très parisienne.

Ses proies : Aline, Alexandra, Amanda, Anita, Aïssa, Alienor, Agathe, Alisson, Anne, Aurélia, Ariane, Ava, Aminata, Alicia, Aline, Anna, Adélaïde, Adèle, Angèle, Angelina, Anastasia, Anastasie, Anouchka, Aurélie, Aurore, Anaëlle, Anouck, Audrey, Abby, Aymone, Andrée, Athena … Par manque de place, je ne pourrais pas toutes les citer, merci de vous informer ici

Ou 80A, 80B, 85A, 85B, 85C, 90A, 90B, 95C, 95D …

Ou blonde, rousse, noire, jaune, bourrée, hystérique, nymphomane … etc.

Ses expressions favorites : « Tu me laisserais t’admirer ce soir ? »/ « T’es typiquement la meuf que n’importe quel mec aimerait avoir. » / « Ouais, j’adore ça cuisiner, d’ailleurs demain je te propose un petit dîner chez moi, j’ai vécu 3 ans au Japon, et je suis un pro du maki »/ « Reste encore un peu, je te ramène en scoot chez toi. Si tu pars, je n’ai plus aucune raison de rester ici. »/ en OFF « Ce qui compte c’est le rendement. »




Son accessoire : LE MOLESKINE DE LA HONTE.


Le connard imbibé ou le baba au rhum.

J’aime bien terminer par une note festive. Celui-ci est l’un de mes préférés. Il était trop happy de venir à cette soirée, il l’avait attendu toute la semaine … et pour l’occasion, il a saccagé le bar et compte bien en faire de même avec votre fin de soirée. Il a est 10 grammes dans le sang et il se sent vraiment bien, tellement bien que ça ne le dérange aucunement de vous tripoter l’épaule en vous parlant à 2 centimètres de distance avec une bonne haleine de poney et des postillons qui viennent se loger pile poil dans votre oeil. Il mixe quand il parle et te sort des trucs du genre « Tu, tu, tu, tu sais, tu, tu, tu as de super beaux cheveux, j’adore les les les filles avec des cheveux comme ça, tu sais ? Tu tu tu t’appelles comment ? »

Ce qui entraîne automatiquement une mimique de dégoût sur votre joli minois. Naturellement, vous tentez de vous en débarrasser mais c’est le baba au rhum qui décide et là, il a décidé que vous étiez la huitième merveille du monde … à 5h du matin, heure à laquelle votre glamour est allé se faire voir ailleurs et n’a laissé comme pourboire qu’un rimel qui dégouline jusqu’au nez et un rouge à lèvres délavé.

Là, commence le bal infernal. Il veut t’o-t’o-t’o-ffrir un verre, il va t’expliquer qu’il a été amoureux ( mais qu’est ce qu’on en a à foutre ? ) et qu’elle l’a beaucoup déçu alors qu’il lui avait présenté à sa famille, et même à Laurent ( Tu ne sauras jamais qui était Laurent.). Et après une frise historique approximative, il conclura par « Je veux une une une femme comme toi tu vois, on sent que que t’es une chouette fille. Ouais, on sent. » ( Pour ton plus grand bonheur.)



Profil psychologique :
Le baba au rhum est soit de nature très timide et a besoin de boire pour décomplexer, soit un gros lourdingue qui surestime sa résistance à l’alcool, enfin, il se surestime pour pas mal de chose.

Cas n°1 : Il se pinte la gueule car c’est le seul moyen pour lui d’avoir assez de cran pour accoster une meuf. Il faut absolument, si vous en croisez, lui faire comprendre que définitivement, il faut trouver une autre solution. C’est sûrement pas avec cette haleine et cette démarche digne d’un rôdeur dans Walking Dead qu’il fera naître en vous quelconque pulsion vous donnant envie de faire le grand 8 dans votre deux pièces.

Cas n°2 : Il est une sorte de leader loseur de sa bande, il aime se faire mousser et en faire plus que tout le reste de la meute, boire plus, crier plus fort, frimer plus, et être donc, DIX FOIS plus lourd que la normale.


Son style : Pas frais. Genre DLV passée de 3 mois pour une barquette de poulet élevé en batterie.

Son origine : Lui aussi se trouve un peu partout mais un peu beauf sur les bords.


Ses proies : Avec sa vision quelque peu floutée, il reconnaitra ses proies au parfum et à la longueur du cheveu. Un conseil, s’il s’approche prenez une voix masculine et tapez lui sur l’épaule, sur un malentendu, il vous prendra pour quelqu’un de son espèce et vous laissera l’honneur sauf.


Ses expressions favorites : Ils ont chacun leur langage bien à eux mais il y a quand même des constantes comme le grognement primal entre deux mots, et deux gorgées. C’est so sexy !


Ses accessoires : Une CB qu’il utilisera sans compter ( pour la simple et bonne raison que dans son état, compter relève de l’exploit à inscrire dans le Guinness des records.) et son haleine qui pourrait très bien être considérée comme une arme de destruction massive.


Pour le dernier volet, je pensais aux connards du web. Mais j'ai peur de froisser certains d'entre eux. On vote à mains levées et je fais appel à mes dons de télépathie pour juger ?

mardi 19 juin 2012

La typologie (incomplète) du connard.


 Il y a quelques mois paraissait un billet sur la typologie de la connasse … A vrai dire les typologies ont le vent en poupe, on les mange à toutes les sauces. Alors, moi aussi,  j’ai voulu jouer, attends, c’est pas réservé aux dandy parisiens la critique acide !

Connasse que je suis, je ne peux pas laisser passer ma chance de dresser divers portraits robots des connards qui ont jalonné nos vies et ont fait de nous, des connasses averties. Pour ça les gars, MERCI.



Le connard basique ou la pizza Napolitaine.

Le connard basique affiche d’entrée la couleur. Sa coupe est inspirée de tendances désuètes mais il reste persuadé que la brosse noyée sous 4 pots de Vivelle Dop fixation béton est un atout crucial pour serrer de la dinde.  Il porte des jeans délavés, des t-shirt 4 tailles en dessous de la sienne pour « suggérer » une musculature certaine. Soyons clairs, la suggestion est relative selon tous les individus, puisque généralement, à moi, ça me fait l’effet d’une agression. Le connard basique n’a pas de culture, ou alors footballistique, uniquement. Toute sa séduction se base sur un faux style mal travaillé et des airs de bad boy sur lesquels il s’appuie en toutes circonstances. Il donne l’impression d’être en shoot photo pour Audigier (LA HONTE.) même quand il va acheter un banco au bar tabac. Sa technique d’approche est très directe car il pense que tout bipède doté d’ovaires est ravi de se faire accoster par un mec charmant, t’as vu. Il adore le dernier clip de M Pokora et trouve que les meufs sur MTV Base sont hyper bonnes, papa.

Son profil psychologique  : Petit garçon normal, il a rippé et a pris comme référent masculin une créature étrange, mélange d’ Al Capone et Usher, vous ferez vous-même le dosage entre le flambeur et le killer, tout dépend du specimen.  Pour masquer son manque évident de confiance en lui, il en fait trop et tout le temps. Pour lui être beau c’est être directement sorti d’un clip à petits moyens et être macho est la preuve vivante qu’il a des couilles. Il aime le foot, d’ailleurs il y joue de temps en temps le week-end, et les sports de flambe en vacances qui seront des prétextes tout trouvés pour prendre des rafales de photos devant/derrière/sur/sous/pendant/avant/après/ le jet-ski et où la plus impressionnante sera pour son profil Facebook.

Son style ( parce que pour lui il est important de le préciser.): Code couleur estival en toutes circonstances, hiver, automne, printemps, été, peu importe, son objectif est de toujours avoir un haut pastel (couleur totalement dégoûtante, entre nous.) et un jeans délavé version années 90. La classe selon lui est toute en sobriété, j’veux dire D&G, Armani, Kaporal, Diesel,  GStar, c’est discret non ? HAHAHA

Son origine : Souvent provincial, ou banlieusard. Je sais c’est discriminatoire, mais c’est la vie.

Ses proies : Hors concours : La pétasse. Tout ce qui approche de près ou de loin la vulgarité féminine et affichant quelques années de moins que lui. Physiquement, elle doit avoir l’air d’une grosse te-pu, mais pas en être une.  J’vous explique : Elle doit être un peu « victime » de son physique alors que c’est une fille bien qui adore Dostoïevski, non vraiment, on la juge mal, c’est pas parce qu’elle est sapée comme Beyonce dans ses clips que c’est une fille qui allume. Vous êtes obtus.  D’ailleurs elle lui a envoyé un texto qui disait « c pa prq je sui 1 bomb ke g pa souffer  jtm bb », preuve d’une grande profondeur. ( 
J)

Ses expressions favorites : Princesse, t’es charmante et autres merdes du genre « t’es une biscotte, tu me fais craquer », en ignorant que la biscotte est un pain de mie cuit deux fois (Je tatillonne beaucoup sur les détails inutiles.)

Ses accessoires : Deux téléphones alors qu’il est livreur chez Auchan / un abonnement UVs qui lui donne ce teint qui frôle dangereusement celui de la carotte OGM / une voix légèrement et volontairement éraillée qui lui confère un air totalement débile mais qui, pour une raison qui m’échappe totalement, plait a beaucoup de dindes agitées de la croupe.


Le connard 2.0 ou le geek de l’amour.


Le connard 2.0 est un peu plus sournois. Il n’a pas assez de couilles pour aborder la jolie petite meuf qui répond parfaitement à ses critères très pointus : Elle est mince, mais pas trop, cochonne mais … Non, cochonne à mort, elle a du style, elle a de l’esprit, elle a fait une école de com’ et elle palpe grave niveau salaire, elle est faite pour lui. Mais bon, il n’ira jamais, non, non, vraiment, qu’est-ce qu’elle ferait avec un mec comme lui ?

Alors le connard 2.0 a décidé de sévir sur un terrain qui lui laisserait assez de place pour filtrer les not interesting girls et imposer ses critères, SANS JAMAIS faire preuve de quelque courage qui soit. Il pourrait te pondre un que sais-je sur : Meetic et comment c’est vraiment devenu un site de baltringues, sur adopteunmec ou 10 leçons pour optimiser son abonnement, e-darling ou leur erreur stratégique. Il est au fait des sites d’adultères qui voient le jour et où trainent un max de « potentielles », il a hâte de ressentir à nouveau l’excitation de l’onglet « Créer votre profil », rien que cette idée finit de dessiner un large sourire sur son joli minois . Le connard 2.0 sait fédérer , il a d’ailleurs son crew de connards 2.0 et parfois, le soir, ensemble, ils font un benchmark des sites (et des culs ) qu’ils fréquentent, les pour, les contre, la sodomie, le plan a 3 qui s’est transformé en plan a 4, de la skyzo qui a fait 200 bornes pour une rencontre et qui avait vraiment une sale gueule.

Il a évidemment une stratégie qui rigole pas : un discours bien rodé adapté à la cible, un peu comme un marqueteur fou de l’amour qui sortirait le discours sur mesure après avoir rempli une dizaine de critères, selon qu’elle soit parisienne ou provinciale, brune ou blonde, fleur bleue ou rentre dedans, sodomie ou levrette. Il est rusé. Mais attention, cette stratégie repose sur des règles d’or et une réelle rigueur : Il ne propose jamais la rencontre, elle doit venir de la target / Il ne demande jamais de n° de téléphone, la target le fait / Il demande des photos contractuelle avec un journal à la main, on ne la lui fait plus depuis longtemps / Si au bout de 2 semaines d’échange, il n’y a pas eu de rencontre, il renonce de façon ferme et définitive / Il est toujours très gentil, même dans la rupture, avançant des « Non, mais c’est moi je crois, je suis pas prêt », « Je te trouve géniale, vraiment, peut-être trop. », « J’ai peur de m’attacher, je sors d’une relation difficile ». Il est si choupinou, non ?

Profil psychologique : Le connard 2.0 a reçu une bonne éducation, il a conscience que la femme n’est pas un paillasson, il est donc autrement plus évolué que le connard basique. Il le sait, mais justement, elle l’effraie et son manque d’assurance ne lui permet pas d’être dans la position du mec qui « accoste », il préfère opérer tapi derrière son écran, c’est bien plus confortable et on ne peut plus safe. Non pas qu’il ne plaise pas, le connard 2.0 pense le contraire, il n’a pas une très haute estime de lui et s’est rendu compte qu’en parlant avec ces nanas sur un chat, ça les rendait moins terrifiantes et lui, plus brillant, drôle. Il a parfois été meurtri par un amour à sens unique, et refuse de réitérer l’expérience, parce que amour = bobo. Du coup il trouve toujours un défaut à l’actuelle pour tester la suivante. Il a un gros cœur, et une bite qui prend le pas sur son cerveau, souvent. C’est un ami fidèle et un amant inconstant.

Style : Trendy.

Son origine : Urbaine.

Ses proies : La connasse version bêta / La connasse corporate / La connasse non assumée et parfois même, sur un malentendu, la bébé connasse ( Je sais, c'est mal. Mais il ne le savait pas.). En gros, tout ce qui peut être comestible, il mangera.


Ses expressions favorites : J’ai rendez-vous ce soir avec une meuf, mais j’ai envie de jouer à Diablo 3, j’fais quoi ? / Ouh putain, elle, je lui mets. / attends, elle fait pas 19 ans, si ?  Je la déglingue.

Ses accessoires : iPhone / iPad / MacBook Pro / MacBook Pro ( perso ) / Blackberry et attention les filles, le truc qui vous fera trop kiffer (on sait pas pourquoi les mecs pensent qu'on va se pisser dessus en l'apprenant ) : UN VIDEO PROJ', comme ça "on pourra voir des films pourris tout le temps mais EN GRAND."


Le connard tacite ou l’attaque furtive.

Le connard tacite ne présente aucun signe extérieur d’enculé. C’est évidemment là le problème. On ne le voit pas venir. D’ailleurs quand on le regarde et qu’on coupe le son, notre cerveau nous fait la discussion

- « Il est quand même beau, cultivé, drôle, fin. C’est fou hein ? J’avais jamais connu un mec comme ça avant. Je sais pas trop si je serai à la hauteur. Putain et il mate même pas les bonnasses qui passent. Il ne voit que moi, C’EST TROP OUF. »

Le connard tacite a une stratégie digne de Sun Tzu, l’amour est un jeu de passe-passe auquel doit être pris celui qui croyait prendre. il laisse venir, il fait genre de rien, il te prend la main, puis le cul et le cœur. Il frôle, il caresse et au moment où tu as baissé la garde et que ta méfiance est allée boire un café à la brasserie du coin, il serre, il serre … jusqu’à te défracter, mais le pire, c’est que limite t’en redemandes. Toi qui, généralement, à toujours l’honneur de ferrer et tuer, tu te retrouves la patte prise dans les pièges qu'il a semé sur ta route, et dont tu ne t’étais pas rendue compte tellement tu buvais ses paroles. Lui sort son arme imparable : C’EST PAS DE SA FAUTE. Bah ouais, faut comprendre aussi, tu es une fille compliquée, rien n’est simple avec toi, c’est la raison pour laquelle il a décidé de te dénigrer ces derniers temps, pour TE laisser l’OPPORTUNITE de te rendre compte de TES ERREURS, MAIS tu as RATE le coche, et malheureusement, il est trop tard from now … until your last day. C’est con hein ?

Son profil psychologique : Lui aussi n’a pas toujours été celui qu’il est maintenant. Il a été couvé, très, trop. Du coup, tout lui est dû, mais attends c’est normal hein ? Même toi t’y crois que tout lui est dû au début. Il aime que sa moitié serve de faire valoir aux yeux de sa cour. Il est doté d’un égoïsme disproportionné qui contre balance avec une fausse modestie touchante donnant comme résultat un plat croquant, audacieux mélangeant savamment les textures. Il est assez doué pour repérer où vous avez planqué vos fêlures et s’y engouffre en douceur jusqu’à vous grignoter tout l’intérieur, trop mimi « hihi ». Il est toujours poli et on dit souvent de lui « Il est top comme mec, OUAAAAIS OK il a de mauvais côtés mais bon, c’est un mec top quoiiii. » (Vous pigez l’accent ?)

Son style  : Rien à l’heure actuelle ne nous permet d’établir un profil type de ce genre d’énergumène. Ce qui lui laisse un champ des possibles infini, et à nous, pauvres connasses, peu de temps pour contre-attaquer. Ca fait flipper, grave. Mais généralement, il est exactement le style de mec qu'il vous faut.

Son origine : Je n'en ai croisé qu'à Paris, si vous en repérez d'autres, merci de les dénoncer. Récompense offerte.


Ses proies : Celles qu'il choisira, monsieur à ce luxe : Super connasse / Connasse version bêta / connasse corporate, fromage et dessert.

Ses expressions favorites : T'as vraiment un truc en plus / j'ai jamais autant aimé faire l'amour avec quelqu'un/ ce qui est bien, c'est que toi et moi, on s'comprend, on a une vraie complicité.


Ses accessoires : Le machiavélisme pour les (GROS) nuls / moto / voiture / maison de campagne / appart style « Il est trop canon son appart » / humour / répartie / vie sociale agitée / Google intégré au cerveau.

J’en aurais encore tellement à décortiquer, mais je préfère instaurer une règle du jeu : Proposez moi, mesdames ( et messieurs ) la description de votre parfait connard. J'attends pléthore de mails sur ma BAL BAL BENZ.

Bisous / bécots.


P.S : Pour toutes précisions sur la nature des proies, merci de vous référer à la typologie de la connasse sur le blog des Inrocks, genre ici quoi.



mercredi 28 mars 2012

Printemps, terrasse et dommage collatéral.


Vive le soleil à Paris. C’est vrai quoi, c’est sympa Paris au soleil, enfin, parfois.

Paris, réputée pour être la ville la plus belle du monde est une ville exigeante. Il faut qu’il fasse pile poil le temps qu’il fait aujourd’hui, une vingtaine de degrés, pas plus, pas moins. A moins, tu peux pas vraiment te rendre compte du soleil puisque tu plies sous le poids de ton manteau qui t’a accompagné tout l’hiver, et  te convient avec une température au-dessous de 15 degrés, mais qui, dépassant ce seuil,  te fait suer, dans tous les sens du terme, et au-delà, tu as l’impression d’avoir frotté tes mains 4 heures sur les trottoirs des Halles et caressé un SDF dans ses parties les plus intimes. Non, 20 degrés, c’est la température idéale pour Paris.


Sauf qu’en réalité le beau temps parisien est bien plus catastrophique que l’idée de base qu'on s'en fait. Quand on voit du soleil à Paris, c’est pavlovien :  On sort les lunettes de soleil,  la démarche chaloupée,  le port de tête assuré et la désinvolture. Une vraie campagne de pub.

En fait, voilà à quoi ressemble une vraie journée estivale sur la capitale.

Déjà tu invoques la journée de soleil de tous tes vœux. 
Tu checkes sans relâche ton appli iPhone, Accuweather, Meteo France ou autre site  faisant état des fées mérides, et enfin après deux semaines de temps mitigé (J’entends par mitigé : 10h soleil, 13h grêle, 15h brouillard, 18h orage) le couperet tombe, franc, massif, d’une voix printanière Laborde est ferme et définitive :  demain c’est le grand jour, grand soleil sur Paris. Tu vas tout donner !

Tu t’organises, tu t’agites, tu t’affoles. Comment je vais m’habiller, je prends un pull ou pas ? Et le parapluie ? Sait-on jamais. Après une bonne heure de profonde réflexion  devant ta garde-robe et un brainstorm musclé avec ton côté obscur qui maintient que le beau temps est tout à fait relatif et que tu devrais quand même prendre un manteau, tu optes pour une tenue peu audacieuse : un banal débardeur et un jeans. Ouais, ok c’est pas une tenue pleine de bravoure mais cette tenue te permet de rester digne en toutes circonstances, fluctuation du temps ou pas, tu ne veux  surtout pas faire partie de celles qui seront prises au dépourvu et dont tu te fous systématiquement en te disant un truc du style « T’es con ma pauvre … Une jupe sans collants, fin mars, de la folie pure », le tout en posant un regard rempli de compassion sur  sa mèche collée au visage, et sa jupe au cul par l’averse kinder, tu sais l’averse perverse de milieu d’après-midi, celle qui prévient pas, qui dure deux minutes et qui prend des airs d’averse tropicale ? J’entends par là, 2 litres d’eau en deux minutes. C’est ma préférée.

C’est bon, t’es parée. Bon tu te réveilles, difficilement, parce que la meuf qui se réveille au rayon du soleil avec un teint de pêche et une patate d’enfer, ça n’existe pas ( je sais, c’est dur.). Ca n’est pas anodin comme changement quand on y pense, il ne faut pas oublier le choc ressenti par ton corps à cause de cette équation :   -10°c à 20°c, tu prends 30°c dans la tronche. Tu passes donc une nuit de merde, une nuit en apnée où le Grand Bleu à côté, c’est un truc de tapette, parce que toi tu as réussi à transformer ton lit en piscine géante, et tu y  es restée plongée 8h d’affilée , les draps se sont transformés en compeed et font office de seconde peau, tu as donc bu beaucoup d’eau te contraignant à faire en moyenne 20 voyages chiottes-lit. Forcément, on ne donne pas cher de ta peau dans un miroir. C’est vrai qu’à 6h il commençait à faire frais et c’était la température idéale pour t’endormir, mais à 6h, c’était précisément deux heures avant que ton réveil ne commence à couiner. Résultat : Tu ressembles un peu à un figurant de Thriller sans être passé par la case maquillage. Mais au diable l’excédent de bagage sous chaque œil, l’asthme, et la mine blafarde, IL FAIT BEAU.

Tu enfiles gentiment tes fringues, et tu sors ta batterie de tongues de l’année dernière. Petit détail laissé pour compte : Les orteils. La catastrophe du pied en friche, l’orteil triste. Mais bon, on dira que c’est les premiers beaux jours et qu’on peut te pardonner ce détail que tu t’appliqueras à camoufler toute la journée ou que tu décideras de vernir au moment où tu te seras décidée à franchir le pas de ta porte, en 30 secondes, avec un résultat peu probant. (Oui, nous avons de vrais problèmes, nous.)

Tu sors tes fameuses ray ban, tu vérifies que tu les portes toujours bien, et te voilà prête à sortir. A toi le fun : Banque, assurance, métro. La vraie vie quoi.

Ca y est t’es dehors ! Mais là Paris s’est transformé. En plus d’être en fonction chaleur tournante, les gens ont changé. Ils se sont caspérisés (Définition : adj. Se dit des gens qui se sont transformés en Casper, fantôme très connu.), ils ont sorti un fute blanc, un débardeur blanc, un sac blanc et tu te demandes POURQUOI ? Blanc sur blanc, ça ne marche pas les gars, arrêtez de déconner avec ça !  Les nanas ont en moyenne mis un Sephora et un Marionnaud entiers sur leur visage, on croise du ravalement de façade poudreux et du dream mat mousse luisant, le tout rehaussé d’ombres à paupières vert émeraude ou rose bonbon. Il ne faut pas s’étonner que les gens soient effrayants après ça. Et en bonus, on assiste au « boob’s revenge », comme si toutes les poitrines avaient lancé l’assaut et  sorti l’artillerie lourde. Là, tu commences gentiment à paniquer.

Certains ont gardé le manteau, les pessimistes, d’autres ont tenté une petite sortie d’épaules, les prudents, et puis les audacieux qui ne laissent généralement rien présager de bon, ont optés pour les tenues improbables, du genre bottes simili cuir assorties à une petite robe d’été, des leggings dentelles et un sous pull … Là, tu t’imagines qu’ils ont longtemps hésité, et sur un malentendu ont décidé de rassembler toutes les options, en une seule et unique fois. Formidable.

Tu t’aventures, un peu perplexe, étonnée par tous ces changements. Tu as fait 300 m et tu sens que tu faiblis, tu deviens moite, tu colles, et te vois contrainte de faire une croix définitive sur ta fraicheur pour la journée qui s’annonce. Mais le pacte est scellé une fois que tu passes le portique de la RATP et que tu t’engouffres dans le métro. Tu penses avoir gagné un peu de fraicheur, mais le métro arrive avec à son bord un joyeux ban de sardines, qui ont, et le nombre, et l’odeur. Joie, allégresse !

Tu te faufiles, et coincée entre une fesse et un coude, tu ne vois d’autres solutions que de faire une danse amérindienne intérieure exigeant une chute brutale des températures. Tu as le nez collé sous l’aisselle du grand benêt qui n’a rien trouvé d’autre à faire que se tenir en hauteur,  position qui t’offre  une vue imprenable sur ses aisselles que tu devines sous le tee-shirt et qui te font grimacer instantanément. Mais que sont ses petites boules collées à ses poils ? MAIS OUAIS C’EST QUOI CA ? C’EST DEGUEULASSE ! Ca sent le fennec, ça refoule, ça schlingue, merde quoi, CA PUE !

Ca y est t’en sors, tu es défraichie, déshydratée, tu sues, tu t’énerves. Tu tentes de rester digne mais le reflet d’une vitrine finit de t’anéantir, ton noir sous les yeux a coulé et tu ressembles à un panda dépressif.


Mais tu dois sauver les apparences, c’est le maître mot de cette journée ensoleillée. Tu rodes, tu tournes, tu as la goutte qui coule le long de ton dos et tu tentes un numéro de contorsionniste tout en marchant, afin qu’elle ne rencontre pas le tissu de ton haut, ce qui avorterait toute tentative d’élégance (terme excessif vu la situation.).Tu inspectes, tu élabores ta stratégie, souvent tu renonces en regardant le ciel. Et là, tu sais pas ce qui te prend, tu entres et tu poses la question la plus débile qui soit :

-          Excusez-moi monsieur ? Vous avez du soleil jusqu’à quelle heure en terrasse ?

Ouais, ok, c’est le vieux tabac du coin, où si tu t’assois et tends la jambe te fait toucher la smart qui attend au feu rouge. Y’a que deux tables collées à la devanture, mais toute les terrasses sympas sont bondées et au fond une vérité te saute à la tronche :  LÀ SUR CE QUART DE CHAISE, Y’A DU SOLEIL.

Ici, tu commandes une boisson de circonstance au choix : Diabolo, jus de pêche, thé, tu tentes un vieux :

-          Vous n’avez pas de jus d’airelles ?

Non hein, y’en a pas. Ouais, les filles, arrêtez avec ce genre de demandes loufoques, le serveur ne sait même pas ce qu’est un jus d’airelles, et vous non plus avant que votre copine hyper hype vous hurle un jour  « ATTENDS, TU CONNAIS PAS LE JUS D’AIRELLES ? T’es sérieuse ? Faut que tu goutes, c’est super ! »

Tu envisages ta place en fonction du déplacement du soleil en inspectant la table, le ciel, la table, le ciel, tu bouges la chaise, le ciel, la table. Ok, après le résultat de tes calculs, tu vas tourner autour de la table dans le sens des aiguilles d’une montre en fonction de l’ensoleillement et tu auras pile poil à cet endroit, 35 minutes de soleil.

Et c’est pile poil à ce moment-là que le texto que tu attends le plus arrive.

« Il fait beau, j’me disais que ça serait sympa qu’on fasse un peu plus connaissance à une terrasse au soleil ? Je suis dispo. »

Dans une pulsion de pure inconscience tu réponds du tac-o-tac.

« Je suis moi-même en terrasse, on se rejoint ? J’suis vers Charonne. »

Hors de question de le rencontrer à cette terrasse crasseuse de tabac chelou. Tu paies, tu t'arraches, cours, pointes devant le café huppé de la rue où la terrasse a pris des airs de fourmilière et tu ne vois qu’une table libre, coincée, là-bas tout au fond … Dans l’ombre. Pas le choix tu t'y colles, sors tout ce que tu as pour te donner de la contenance : livre, iPhone, stylo, moleskine et tu attends …

Il arrive, tu le vois de loin et il te fait l’effet d’une citronnade un jour de canicule. Il fait chaud, mais quand tu le regardes, tu le sens pas. Toi t’es vraiment pas au top, tu sues, tes yeux sont plus vraiment des yeux mais deux énormes alvéoles de khôl, t’es moite et épuisée. Et quand tu lis dans ses yeux le regret et la déception,  tu peux pas lui expliquer que bon, t’as voulu trouver du soleil, que t’as tourné comme une dingue dans tout le quartier, que tu t’étais posée à une terrasse pourrie épuisée par ta quête et que t’es venue ici faire genre «  Moi j’aime bien m’attabler, regarder les gens passer, ça m’inspire. Le soleil ? Pff, j’ai jamais compris les parisiens avec cette obsession du soleil. ». Non, tu peux pas.